lundi 24 décembre 2012

JOYEUX NOËL ! ! !




JOYEUX NOËL A TOUTES ET A TOUS ! ! ! : )





   Un article un peu particulier aujourd'hui.... pas de discours sur le dharma ( qui a dit "ouf !?")
Cela va faire un an que j'ai ouvert mon blog sur la jôdo Shinshû (et par la même occasion mon tout premier blog) et je tenais à remercier mes lecteurs réguliers tel kelly ringuet (ma fiancée) et roberte F. (ma mère), arnaud Pontacq (euh..non..pas de la famille ou plutôt pas au sens ou ou l'entend habituellement).Je remercie aussi tous les lecteurs occasionnels et tous les futurs lecteurs.

Mais mon blog ne se serait pas fait tout seul et je remercie Eiken Kobai sensei, un enseignant de qualité, ainsi que Zuio Inagaki sensei sans qui je ne pourrais citer les poème de maitre Rennyo.Sans parler de jérôme Ducor sensei (de Suisse) que je cite souvent ici et qui est un des rares enseignants en langue française mais au-delà de cela notons sa grande disponibilité et ses travaux toujours de grande qualité (voir également son dernier passage à Sagesses bouddhistes sur France 2). Je remercie également Lim Melvin (de Singapour) qui prends de son temps pour traduire les mots du grand enseignant Zuiken Inagaki sensei (père du premier) en anglais avec l'aide précieuse de george Gatenby sensei (d'Australie). La liste ne serait être complète si je ne citais pas certainement l'un des membres les plus actifs de la Sangha sur la toile, au moins en anglais, il s'agit de Jôshô adrian Cirlea (de Roumanie).On peut dire que son blog ma poussé à bloguer moi même. : ) 

Voilà, je voulais vous faire quelques "cadeaux" je mets entre "" parce que ceux-ci ne sont pas non plus introuvable sur le net. Cependant ce sont des formes artistiques touchant au Dharma que j'aime beaucoup.

Je vous promets pour l'année prochaine, de relire mes articles car nombreuses sont les fautes d'orthographe..hum.. Sinon j'ai essayé toute l'année d'être le plus simple possible dans ce que j'écris mais je sais que mon but n'est pas toujours atteint ou du moins que ceux qui lisent ce blog ne sont pas aussi à l'aise que je l'aimerais. Je m'efforcerai donc de faire au mieux et dès le début de l'année prochaine je publierai un glossaire.

Sur ce, Je vous souhaite un beau réveillons et de très belles fêtes de fin d'année, si possible entourés de vos proches et... et... celui qui boit ne conduis pas !! sans oublié de sortir couvert car le HIV n'appartient pas encore au passé malheureusement... à bientôt ! 


vincent







kômyô honzon conservé à l'université de Ryûkoku. De gauche à droite: Na.mu A.mi.da Butsu : Je m'en remets au Buddha Amida (le nom en 6 caractères) .  Na.mo Fu.ka.shi Gi.kô Nyo.rai : Je m'en remets au Venu-de-l'ainsité Lumière Inconcevable (le nom en 9 caractères) et Ki.myô Jin jip.pô Mu.ge kô Nyo.rai : Je m'en remets au Venu-de-l'ainsité Lumière Illimitée remplissant les dix directions (le nom en 10 caractères).








Statues de Buddha Shakyamuni et de Shinran shônin. Exposition à l'université Ryukoku, Kyôto.








Collection particulière de Bernard Frank.  Na.mu Fu.ka.shi Gi.kô Nyo.rai : Je m'en remets au Venu-de-l'ainsité Lumière Inconcevable (le nom en 9 caractères) à gauche:  Na.mu A.mi.da Butsu : Je m'en remets au Buddha Amida (le nom en 6 caractères) A droite: Ki.myô Jin jip.pô Mu.ge kô Nyo.rai : Je m'en remets au Venu-de-l'ainsité Lumière Illimitée remplissant les dix directions (le nom en 10 caractères). 








Mikaéri Amida. Amida regardant en arrière.Bien culturel Important du Japon. Temple : Zenrin-ji eikandô, Kyôto. Ecole Jôdo.Branche Seizan.








Peinture à l'Acrylic par Ruri Sato > Sa galerie (facebook)








Calligraphie de Saizo zuiken Inagaki sensei.(1885-1981). La Naissance (en Terre Pure) peut-être obtenu à travers le Pouvoir -du-Vœu d'Amitabha (Amida en Sanskrit).






La même phrase que précédente en japonais.Par zuiken sensei. Notez qu'il a rajouté son age en anglais.





































Namo Amida Butsu Namo Amida Butsu Namo Amida Buddha ! . . .







jeudi 8 novembre 2012

Hônen parlant du rêve de maitre Shandao

Maître Honen recontrant Maître Shandao en rêves.



Si Maître Hônen(1133-1212) n'est pas le premier religieux japonais à se tourner vers l'enseignement de la Terre Pure, par ses écrit et plus tard par ses disciples il fut celui qui "démocratisa" l'enseignement de la Terre Pure du Buddha Amida. Enseignement laissé par le Buddha Shakyamuni au pic du Vautour en Inde.

Ce moine, qui jouissait d'une haute popularité à Kyôto,aussi bien parmi la noblesse que parmi les gens du peuple, rédigea en 1198 une œuvre pour le compte de son protecteur laic Kujo Kanezane (à la demande de ce dernier): le senchakû-shû hongan nembutsu-shû(le recueuil sur le nembutsu selectionné par le vœu primordial) ou Senchakû-shû. Ce fut l'occasion pour le vieux maitre non seulement d'exposer à nouveau la doctrine lui venant du Maître Shan-Tao(613-681) mais aussi d'exposer les fondement d'une école indépendante du nembutsu  et de réfuter, sûtras à l'appui, les critiques faites par les autres écoles bouddhiques à l'encontre de l'école exclusive de la récitation du nembutsu.

Affirmer sa singularité dans le paysage bouddhique nippon qui n'avais pas vu de changements institutionnels depuis des siècles était si original, que Hônen à la fin de son œuvre, fit une requête à kujo Kanezane en ces termes : 

"Je vous en supplie : Une fois que vous aurez daigné lire ce texte, cachez le derrière vos murs, sans le laisser à votre fenêtre, de crainte qu'il ne fasse tomber les calomniateurs de la Loi dans les mauvaises destinées!"

Ce texte fut ne fut transmis qu'a une partie restreinte de ses élèves. Six disciples sur les 190 plus proches du Maître.


Voici un court extrait que j'affectionne particulièrement tiré du Chapitre XVI du Senchakû-shû, traduitet annoté par jérôme Ducor dans Le Gué vers la Terre Pure

Notez bien: 
• 'Mida est la contraction de Amida, le Buddha Lumière infinie et Vie Infinie. Ce terme nous vient de maître Shandao.
• En gras, ce sont les passages de maître Shan-Tao cité par Honen, le reste est de maître Honen}



•         •         •



 ... au moment d'organiser le texte du Sûtra des contemplations qu'il commentait, Shandao reçut des signes sacrés et il bénéficia des instructions d'un saint [apparu en rêves]. C'est après avoir reçu l'aide sacrée de ce saint qu'il conçut la division de ce Sûtra.Il présenta donc son ouvrage au monde comme un "commentaire certifié", et les gens l'estiment effectivement comme un Sutra du Buddha.
   En effet la conclusion de son commentaire dit:

   "Je m'adresse respectueusement à tous les amis-de-bien doués d'affinités!
   Je ne suis qu'un être ordinaire du cycle des naissances et des morts, affublé d'une sagesse déficiente et superficielle! Comme l'enseignement du Buddha est profond et subtil, je n'osais pas produire une interprétation différente [des autres commentateurs]. Finalement, j'exprimai mon sentiment en formant un vœu qui sollicitait une vérification sacrée, ce que je fis en disant proprement dans mon cœur :

    Namo! Je prends refuge dans l'ensemble des trois Joyaux qui remplissent entièrement l'espace du plan de la Loi, dans le Buddha Shakyamuni, dans le Buddha Amida, dans Avalokitesvara et Mahâstamaprapta, dans la foule de l'océan des bodhisattva de cette terre pure ainsi que dans toutes les caractéristiques de ses ornements!
Je voudrais maintenant extraire l'essence du sutra des contemplations pour rectifier les anciens et les modernes*. Si cela correspond au souhait de la grande compassions des buddha des trois temps [passé, présent, futur] , du Buddha Sakyamuni et du Buddha Amida, puissé-je obtenir de voir en rêves toutes les caractéristiques de ce domaine évoquées plus haut !

Ayant formulé ce vœu devant une image du Buddha, je fis encore le vœu d'appliquer mon cœur à réciter le Sûtra d'Amida trois fois par jour et de commémorer trente mille fois le Buddha Amida.
   Le soir même, toutes les caractéristiques de ce domaine se manifestèrent entièrement dans le ciel, en direction de l'ouest. Des montagnes de joyaux aux couleurs variées, par centaines de milliers! Des rayons de toutes espèces qui tombaient en brillant sur le sol, lui-même semblable à de l'or ! Au milieu se trouvaient des Buddha et des bodhisattva, les uns assis, les autres debout; certains parlaient, d'autres étaient silencieux; les unes exerçaient leur dextérité, et les autres restaient immobiles. A cette vue je demeurai debout les mains jointes en contemplation, assez longtemps, jusqu’à ce que je m'éveille. Une fois réveillé, je ne pus maîtriser ma joie et j'organisai aussitôt l'économie [du Sutra des contemplations]**
   Dans mes rêves des soirs suivants, il y avait toujours un religieux pour me transmettre la division de mon chapitre du Sens profond**; mais je ne le revis plus après avoir terminé ce chapitre.
   Plus tard, le livre achevé, j'appliquai derechef mon cœur en me fixant une semaine ou, chaque jour, je réciterais dix fois le sûtra d'Amida et commémorerais trente mille fois le Buddha Amida, je contemplerai les ornements de son royaume durant la première et la dernière veille. Je pris refuge d'un cœur sincère, de la même manière que précédemment.
   Le soir même, je vis trois meules qui tournaient toutes seules sur le bord d'une route. Soudain, il y eut un homme qui venait à moi monté sur un chameau blanc, et il m'exhorta:    " Maître, vos effort vous feront assurément naître en Terre Pure, mais ne reculez pas ! Notre Univers est souillé et mauvais, et les souffrances y sont nombreuses. Ne vous consolez pas dans les plaisirs du désir !" - Je répondis: " Je reçois entièrement ce conseil d'un sage au bon cœur. Jusqu'à la fin de ma vie, je ne me risquerai pas à produire de pensées d'indolence !"
   Le deuxième soir , je vis le corps du Buddha Amida : de la couleur de l'or véritable, il était assis sur un lotus d'or, sous un arbre fait de sept joyaux. Dix religieux l'entouraient, assis chacun sous un arbre de joyaux. Au-dessus de l'arbre du Buddha se trouvait suspendu un vêtement céleste enroulé. Face à l'ouest, je contemplai tout cela assis, les mains jointes.
   Le troisième soir, je vis  deux mats à bannières, qui paraissaient très hauts, avec des bannières de cinq couleurs. Des voies partaient dans toutes les directions et je n'y percevais aucun obstacle.
   Ayant ainsi obtenu de voir tous ces signes, je m'arrêtai sans achever la semaine [de pratique que j'avais initialement prévue].
   J'avais fais le vœu de voir ces signes sacrés pour le profit des êtres, et non pour moi-même.Ayant bel et bien obtenu des les voir, je n'oserais pas les cacher: je les relate donc ici respectueusement à la suite de mon commentaire, pour qu'ils soient entendus des générations futures. Que cette relation fasse naître la foi chez les êtres animés qui l'auront entendue ! Qu'elle fasse se tourner vers la Terre Pure de l'Ouest les êtres conscients qui l'auront lue !
   Ces mérites, je les dirige vers les êtres pour leur offrir ! Que tous produisent la pensée de l'éveil et deviennent de véritables amis-de-bien apparentés par la bodhi, se faisant face avec compassion et se regardant avec l'œil du Buddha! Qu'ils se tournent pareillement vers le royaume de Pureté et réalisent ensemble l'éveil de Buddha !
   Ce commentaire ayant bel et bien été certifié par l'attestation que j'avais demandée, pas une seule phrase, pas un seul mot ne doit y être ajouté ou en être retranché ! Que celui qui veut le copier le fasse entièrement comme d'un Sûtra ! Cela doit être su ! [T.37 1753, k.4, p.278bc]

A y réfléchir sereinement, ce Commentaire du Sutra des contemplations de Shandao est la boussole indiquant la Terre Pure de l'Ouest, les yeux et les jambes du pratiquant ! Par conséquent celui qui s'engage sur le parcours de l'Ouest doit absolument le respecter ! Qu'il considère notamment ce religieux qui transmettait à Shandao le chapitre du Sens profond, chaque soir dans ses rêves. Ce religieux était vraisemblablement la manifestation d'un corps d'adaptation de 'Mida : on peut donc dire que ce Commentaire est un exposé transmis par 'Mida.
   Bien plus, la tradition des grands Tang [i.e de la Chine]  affirme que Shandao était un corps de transformation de 'Mida : On peut donc dire que ce texte est un exposé direct de 'Mida. D'ailleurs Shandao dit lui-même : "Que celui qui veut le copier le fasse entièrement comme d'un Sûtra !" Comme ces paroles sont vraies !

Si nous nous redressons respectueusement pour examiner sa nature originelle, il est [Amida,] le souverain de la Loi des quarante-huit vœux : selon l'appel de celui qui a parfaitement réalisé l'éveil voilà plus de dix périodes cosmiques, il y a de quoi nous confier au nembutsu.
   Si nous nous penchons humblement pour nous interroger sur sa manifestation , il est [Shandao,] le guide de la pratique exclusive du nembutsu : selon les paroles de celui qui a reçu le samâdhi il ne fait pas de doute que nous irons naître dans la Terre Pure. Bien que la nature originelle et la manifestation diffèrent , leur enseignement ne fait qu'un.




p.201-205 de 'Le Gué vers la Terre Pure - Senchaku-shû'

Traduit et annoté par Rev. Jérôme Ducor aux éditions Fayard.

Ici Maitre Honen cite Maitre Shandao qui relate un rêve dans sa conclusion de son Commentaire du Sutra des contemplations.



En espérant que cela ne posera pas de problèmes à Jérôme Ducor.


_________________________

Notes de Jérôme Ducor : 


* Les commentateurs du sutra des contemplations refutés par Shandao dans son Commentaire comme Jingying Huiyuan, etc.


** Le traitement de l'économie de ce sutra par Shandao constitue l'un de ses apports les plus originaux: il lui permet de montrer que les contemplations ne sont que des moyens habiles et que le sens profond du Sûtra porte sur la pratique exclusive du nembtsu jaculatoire (cf. Ducor, Shandao et Hônen p.131-132)


*** le Sens profond est le titre du premier des quatre chapitres du Commentaire de Shandao, ou il dresse le plan de son ouvrage ainsi que les grandes lignes de son interprétation. Compte tenu de son importance, ce chapitre circula en Chine comme un texte indépendant.Les trois autres chapitres forment un commentaire suivi du texte du Sutra des contemplations.

 
Namo 'Mida Samyaksambuddhaya !

mardi 25 septembre 2012

Texte "Vous pouvez lui sourire"



Vous pouvez sourire 

Ce n'est pas le créateur du samsara mais c'est votre consolateur
C'est votre grande consolatrice, votre Grande Consolation
Ne vous inquiétez pas de vos mauvaises actions, de vos mauvaises paroles, de vos mauvaises pensées
Rien n'est trop profond pour sa pleine Compassion et sa pleine Bienveillance.
Sa sagesse n'a pas de limites, elle est inconditionnelle
Sans vous blesser il vous prend dans torrent mouvementé de la succession de la vie et de la mort
Grâce au filet de son 18ème Vœu
Et à la fin de cette vie vous placera dans la véritable océan de rétribution, un océan sans limites
Qui n'est autre que le Parfait Nirvana.

Tu peux lui sourire
Elle(il) te connait.
Tu peux lui sourire, elle(il) est juste devant toi
Et si tu me dis que tu ne peux la voir avec tes yeux limités
Ce n'est pas une figure de style quand je dis que tu peux la voir avec ton cœur.
Peut-être ne la vois tu pas avec ton cœur..
C'est uniquement parce que que tes conditions karmiques ne sont pas encore mûres.
Cela se fera dans une, dix, ou cents vies, peut-être dans dix, cinq ou un an mais
Sa graine attend d'être plantée.
Tu peux lui sourire, il te sourit tous les jours, toutes les nuits
Il pratiqua durant une période extrêmement longue, vies après vies, pour le Bonheur définitif des êtres sensibles nous dit le Buddha Shakyamuni au Pic du Vautour.
Son sourire de lumière est présent tous les jours, toutes les nuits
Tu peux sourire ou non mais la Grande consolation sera toujours là pour toi...
Namo Amida Butsu

: )

        
    Vincent Famaro






Voilà, c'est un texte pas forcément bien écrit que j'ai créé il y a quelques jours dans un anglais perfectible et que j'ai posté sur facebook.
Dédicacé a celle ou celui qui le lit et à Amida.

Vincent Famaro

jeudi 20 septembre 2012

La pratique


"Merci Amida pour ma naissance en ta Terre Pure !"
 ou
"Merci de m'avoir octroyé ta foi Buddha Lumière infine !" 
  ou bien
"je sais maintenant que je réaliserai bientôt le Nirvana! Merci Buddha Amida !"




  Ces expressions de foi joyeuse sont celles émanant lorsque l'on a compris que nous iront naître dans la Terre Pure du Budha Amida, une fois notre vie achevée.Telle est la pratique.
D'une manière plus formelle le nembutsu (littéralement commémoration du Buddha), nianfo en chinois, se prononcera Namo Amida Butsu  littéralement "Révérence au Buddha Amida" que l'on peut rendre par "Je m'en remets au Buddha Amida".
Notons que Namo Amituofo est sa prononciation chinoise tandis qu'au Vietnam il se prononce Nam mô A di đà Phật.

Mais il faut bien le comprendre si dans la Jôdo Shin-shû l'on qualifie parfois le nembutsu de pratique
ce n'est pas dans le sens de la pratique des êtres ordinaires que nous sommes, et c'est ce qui fera dire à Shinran ces mots : 

"Le nembutsu est non-pratique et non bien pour son pratiquant. Comme il n'est pas pratiqué par notre calcul personnel, il est qualifié de non-pratique. Comme ce n'est pas non plus une bonne action faite par notre calcul personnel, il est qualifié de non-bien.Parce qu'il est entièrement du pouvoir autre et qu'il est coupé du pouvoir personnel, il est non-pratique et non-bien pour son pratiquant."

Tannisho, notes déplorant les divergences chapitre 8


  En effet, si vous vous attendez à réciter le nembutsu afin de vous attirer la bonne fortune ou même pour un objectif plus noble tel une bonne santé pour vous et vos proches je crains que vous ne soyez quelque peu déçue.Le nom du Buddha n'est pas une incantation.Il ne vous servira pas non plus à voir les Buddhas des dix directions.

Une parenthèse cependant: le nembutsu dont nous parlons est le nembutsu dit jaculatoire, il existe également une forme dite contemplative (kannen nembutsu ou nembutsu de la commémoration contemplative) que nous n'utilisons pas.Cette dernière consistait à contempler les marques du Buddha Elle a disparue pour faire place au nembutsu par prononciation en vertu du fait que notre période n'est plus propice à la visualisation et que la prononciation du nom peut s'effectuer spontanément aussi bien en marchant, assis, couché ou en mangeant par exemple.

  Pour en revenir à la prononciation du nom du Bouddha Amida: namo Amida Butsu nous ne l'utilisons même pas pour éveiller notre nature de Buddha comme certaines écoles bouddhiques le feront. Ce n'est donc clairement pas un mantra. Pour finir ai-je besoin de mentionner que ce n'est pas l'expression d'une quelconque supplication pour atteindre la Terre Pure d'Amida ?

   Il y a trois vœux fait par Amida avant son éveil indiquant comment aller naître dans sa Terre Pure pour devenir soi-même un Buddha parfait : le 18ème, le 19ème et le 20ème.C'est deux derniers sont identifiés par les maîtres de la tradition comme provisoires. Pas faux, mais non adaptés a toutes les époque comme l'est le 18ème.

Ce dernier est le seul des trois vœux à comporter un élément déterminant. Cet élément, que maître Shinran n'aura de cesse de mettre en avant est : la foi joyeuse, appelée ailleurs dans le grand sutra le cœur de foi, que nous pouvons appelé foi.

Là vous vous demandez peut-être à quoi rime ces digressions: d'abord le nembutsu ensuite des vœux et enfin de la foi, il s'égare ! en fait... non. Car il faut bien comprendre que le cœur de foi et le nom du Buddha (Namo Amida Butsu) sont intimement liés:

"...Le vrai cœur de Foi est nécessairement accompagné par (la prononciation du) nom. La prononciation du nom n’est pas nécessairement accompagnée par le cœur de Foi du Pouvoir du Vœu..."
Extrait de Enseignement, pratique, Foi et réalisation III:50

  En effet quelqu'un qui prononcera le nembutsu n'aura pas forcément le cœur de foi qui lui viendra du pouvoir autre. Cependant, quelqu'un avec la foi d'Amida prononcera forcément le nom du Buddha. Le nom, découlera spontanément de cette foi.
Ce nembutsu qui s'élève naturellement, tout comme la foi, ne sont pas le fruit de nos propre forces, de notre pratique ou de nos pensées. Elle nous vient de la bienveillance et de la sagesse du Buddha.

Il y a un très court poème que j'adore. Il est de zuiken Ingaki, un enseignant contemporain, qui dit montre bien la relation entre le cœur de foi du Buddha et le nom : 


Namo Amida Butsu
-L’esprit de grande compassion du venu-de-l’ainsité-
Lorsqu’il se reflète dans nos esprits
Devient le cœur de foi.
Quand le cœur de foi apparaît en nos bouches
C'est le nembutsu.



Le nembutsu tout comme le vrai cœur de foi sont en effet un don du Buddha Amida et produit par celui-ci.Il l'expression du cœur sincère du venu-de l'ainsité(le Buddha) perlant à nos lèvres.

N.B: Petite précision cependant: il n'est pas question ici de chanelling, de parler en langues, de transe ou d'un état modifié de conscience.
   Pour finir il est à précisé que si nous avons la chance de prononcer son nom c'est que le Buddha Amida quand il était encore le Bodhisattva Dharmakara, a sélectionné et adopté celui-ci afin qu'il soit prononcé et loué par les Buddhas des dix directions et qu'il se fasse connaître des êtres. Dans notre monde le buddha louant le nom d'Amida est le Buddha Shakyamuni:




"Si je deviens Buddha et que tous les Buddha infinis dans les univers des dix directions ne louaient ni ne célébraient pareillement mon nom, je ne prendrai pas le parfait éveil"** 

17ème Vœu de Dharmakara (qui est devenu le Buddha Amida)




Le nom sous sa forme "Namo Fukashi giko butsu" Réverence au Buddha lumière inconcevable". Calligraphie de Shinran conservée au Senju-ji.

...Avec ravissement souvenons nous toujours que la bienveillance d'Amida est profonde ! Alors le Nembutsu sera dit aussi.Cela est spontané. Notre absence de calcul, voilà ce que l'on entend par spontané. Cela relève du Pouvoir autre. 

Extrait de notes déplorant les divergences chapitre 16 





____________________________________

* cœur de foi est superficiel: notons l'antagonisme: le cœur de foi octroyé par Amida est lui qualifié de profond par Shinran.

** ...je ne prendrai pas le parfait éveil": L'éveil d'Amida s'est réalisé il y a de cela très longtemps (il y a 10 kalpas) nous dit le Buddha Shakyamuni dans le Grand sutra de Vie-Infinie.


Les extraits du Tannisho sont des traductions de jérôme Ducor.




vendredi 3 août 2012

Un model de la Foi du Jôdo-Shinshû (PDF.)

Ce texte qui est la traduction et l'adaptation d'une brochure éditée en anglais: A Standard of Shinshu Faith publiée par le Révérend Fujiwara ryôsetsu

  Ce document de 39 pages se présente sous la forme de questions-réponses abordant aussi bien les questions sur notre école que celles d'ordre doctrinale que se soit par exemple: "la nature de la Foi" ou la "signification du nembutsu". Les réponses ont le grand avantage d'être concises et précises en restant cependant de grande qualité.
En plus du texte sont présent des exemples d'hétérodoxie dans le shinshû ainsi que 5 appendices. Le tout a été traduit et adapté par le Révérend Jérôme Ducor.

Que les personnes ne connaissant pas l' Enseignement de la Terre Pure dans la lignée de Shinran ne soient pas réfractaires parce que l'on parle de l'enseignement. La clarté des propos de l'auteur ne les rebuteront pas.Cependant quand des questions plus pointues sont abordées(à quelques reprises),comme les trois corps d'un Buddha,  libre au lecteur de sauter la partie plus complexe.

Ce texte est définitivement pour moi un petit joyau qui restera intemporel.

Je vous laisse avec le texte ci dessous(format Pdf.), cliquez sur le lien pour y avoir accès:


Bonne lecture à tous et à toutes !!

samedi 14 juillet 2012

Une chanson de aburaya Sanzaemon de la province de Iga

   Voici une chanson de aburaya Sanzaemon, un homme de foi qui habitait dans le village Saijo dans la province d'Iga, au Japon. Si la chanson/poême a certainement perdu beaucoup au niveau stylistique entre l'original japonais et sa traduction anglaise, je pense qu'il en ai de même entre cette dernière et ma traduction personnelle. Cependant, les qualités sur le fond m'ont donné envie de le partager avec vous :


Frappant une cloche ou tapant au tambour afin de m'appeler,
parce que je suis un vagabond dans l'illusion;
Observant les préceptes ou les cassant était  un sujet de préoccupation
pour ceux d'une époque révolue mais pas pour moi.
Aussi brillant, intelligent et cultivé que vous puissiez être
vous n'êtes un porteur de palanquin tordu,
si ignorant de l'après-vie.
Écoutez et Tenez bien compte du Dharma  !
La montagne d'or de l'île de Sado est juste là.
Pour me faire comprendre le Dharma, huit mille fois
Shakyamuni est venu dans ce monde de la peine, pour cet homme  misérable !
Cependant bien que vous puissiez entendre le Dharma, c'est en vain,
Si votre esprit ne l'écoute pas et ne l'accepte pas.
Vous pouvez avoir votre coiffure façonnée comme celle d'un bodhisattva
votre nature de python se dévoilera bientôt.
Les Buddhas compatissants n'ont pas réussi à me sauver.
C'est le Vœu d'Amida seul qui me sauve.
Laissez-nous ne pas prier pour la joie dans cette vie ou s'abstenir 
à cause de signes de malchance, car nous sommes embrassés dans la Lumière d'Amida.
Le nombre de nembutsu ne compte pas,
mais ils viennent à mes lèvres chaque fois que je pense à sa bienveillance.
Laissez nous ne pas oublier, matin et soir, la bienveillance d'Amida
qui à fait de nous de bons auditeurs du Dharma.
Feindre d' avoir bien compris le Dharma et se livrer
à des fantaisies capricieuses est pire que ne pas l'entendre du tout.
Voir les fautes des autres rappelle qu'elles sont votre;
Ce sont les fautes que vous avez commises dans des vies passées.
Que je suis joyeux et que je suis reconnaissant de voir les jours et les mois passer ainsi!
Le temps de ma naissance en terre pure se rapproche.



Sur l'Ile de Sado, préfecture de Niigata, Japon.



Observant les préceptes ou les cassant était  un sujet de préoccupation
pour ceux d'une époque révolue mais pas pour moi.
   Si l'on veut saisir tout l'enseignement que transmit maître Shinran à ses disciples il faut savoir que le premier patriarche de la Jôdo shinshu, tout comme ses prédécesseurs, accordait une place toute particulière aux "Trois âges du Dharma". Communément accepté par les bouddhistes quoique certaines écoles lui accordent moins d'importance que d'autres, les trois âges du Dharma sont les trois périodes suivant la mort physique en ce monde du Buddha Shakyamuni.
1er âge : L'âge du Dharma Véritable (正法-shōbō) : s'étalant sur une durée de 500 ans après la mort physique de Shakyamuni en ce monde, c'est durant cet âge ou l'aura du Buddha Shakyamuni est encore rayonnant et son décès encore récent, que les disciples auront le plus de facilité à pratiquer la méditation et respecter les préceptes:éviter de voler, éviter de tuer...*
2ème âge : L'âge du Dharma apparent (像法 - zōhō). Cet age dure 1000 ans commence après la fin du premier age. On s'écarte par les années de l'existence de Shakyamuni ici bas. Les pratiques Bouddhiques aussi bien que les préceptes prêchés par le Buddha sont appliquées avec de plus en plus de difficultés, que ce soit par les moines/nonnes ou par les laïcs. C'est un âge propice à la construction des temple et des stupas, ces monuments funéraires bouddhiques.
3ème et dernier âge : L'âge du déclin du Dharma ( 末法 - mappō) ou le dernier âge du Dharma s'étend sur 10 000 ans et débute à la fin de l'age du Dharma apparent. Bien que les mots de Shakyamuni existent encore, plus personne n'est capable de les mettre en pratiques. A terme, l'enseignement du Buddha Shakyamuni, disparaitra complètement. C'est en cet âge là que nous nous trouvons. Il est même dit ans un soutra que les moines et nonnes bouddhistes prendront leurs enfants par la main pour faire la tournée des débits d'alcool... 


L'époque révolue dont parle notre auteur aburaya est celle des deux premiers âges. Que les préceptes ne soient pas strictement respectés et que la Terre pure puisse tout de même être accessible étonne beaucoup ceux qui croisent le chemin de la Jôdo Shinshû pour la première fois et cela se comprends d'autant plus dans le cadre judéo-chrétien dont nous sommes habitués. Mais il faut ici bien comprendre que nous nous plaçons ici dans l'optique d'atteindre la naissance dans la Terre Pure du Buddha Lumière illimitée et concernant ce but il n'y a, conformément à son 18ème Vœu, pas d'autre cause que la Foi dans le pouvoir du vœu du d'Amida.
Je reprendrai plus longuement ce sujet dans un autre article mais notons que maitre Rennyo dit dans une de ses lettres :
"...Prenez les lois de l’État comme fondamentales et, donnant priorité aux principes d'humanité et de justice, suivre les usages généralement acceptés..."
Lettre III:12

La montagne d'or de l'île de sado est juste là.
La montagne d'or fait référence à la plus grande et la plus connue des mines d'or du Japon. Elle a été découverte et exploitée en 1601 sur l'ile de Sado, une petite île au nord-ouest de Honshu à 35km des côtes nippones et appartient à la préfecture de Niigata (anciennement Echigo). Notons que l'auteur habitant dans la province d'Iga était éloigné de plusieurs centaines de kilomètre de cette île.
Ce qu'il y a de plus précieux, l'enseignement du Buddha est donc "juste là", accessible en cette vie quelque soit votre sexe, votre âge,votre statut social,votre orientation sexuelle ou même en ayant fait de graves erreurs dans votre vie. Attention, quand je dis accessible en cette vie ce n'est pas devenir un Buddha en cette vie (contrairement aux autres écoles bouddhiques) mais c'est accepter la Foi du Buddha Amida en notre cœur ou l'Assurance de devenir nous même Buddha dès la fin de cette vie et d'en faire bénéficier les êtres.



Pour me faire comprendre le Dharma, huit mille fois
Shakyamuni est venu dans ce monde de la peine, pour cet homme  misérable !
   Nous n'allons pas ici alimenter le débat qui a lieu dans le bouddhisme depuis longtemps. En effet le Bouddha est connu pour avoir enseigné le non-moi ou anatman qui nie l'existence d'une âme qui ne changerai pas et en même temps les récits de ses vies antérieures sont nombreuses et compilée dans les Jatakas. Comment concilier les deux ? C'est une question que nous n'allons pas traiter ici. Tout ce que je dirai c'est que ce soit maître Shinran ou ses prédécesseurs,le cycle des vies-et-des-morts successives étaient évidentes, insérées dans l'enseignement du Buddha. De plus on notera que si une grande partie des écoles Mahayanistes ( du grand véhicule ) admettent ce que l'on appelle par commodités "réincarnation" (même si renaissance** est plus approprié) même si il est vrai que les écoles d'obédience Zen ne semble pas lui accorder d'importance et vont jusqu’à se désintéresser du sujet, notamment dans les sanghas occidentales.
Shakyamuni avant qu'il ne naisse en tant que Siddharta Gautama puis ai atteint l'éveil est revenu un nombre incalculable de fois dans ce monde de la peine (Saha) avant de pouvoir délivrer son enseignement. Ce qu'il y a de plus frappant dans cette phrase est peut-être le passage "pour cet homme misérable" Shakyamuni Buddha s'est réincarné diront nous spécialement pour lui, aburaya Sanzaemon, l'auteur du poème ! Ce vers rappelle cette phrase de Shinran :

"Quand je contemple profondément le Vœu compatissant d'Amida, je réalise qu'il a été fait seulement pour moi Shinran"
Il  y a bien une relation, une rencontre qui se produit entre l'individu dans toute sa condition et le Buddha Amida. De même Shakyamuni est le Buddha de notre monde qui est venu louer le nom d'Amida et nous en à fait prendre connaître l'existence et du pouvoir de ses vœux. Les deux Buddhas sont souvent décrits par les Maîtres de la Tradition comme une Mère et un Père pour le pratiquant de la Foi.



votre nature de python se dévoilera bientôt.
   Cette phrase fait immédiatement penser à un hymne célèbre de maître Shinran tiré de ses Hymnes des âges du Dharma
"Extrêmement difficile est de mettre un terme à notre mauvaise nature;
Cet esprit est comme un serpent venimeux ou un scorpion.
Notre comportement en actes bons est également empoisonné;
Ainsi, cela est appelé pratique fausse et vide." 
Hymne des Ages du Dharma 96 . CWS.

L'hymne précédent est tout aussi incisif envers la nature humaine :
"Chacun de nous, en apparence extérieure,
Montre un spectacle d'être sage, bons et diligent;
Mais si grands sont notre envie, colère, perversité et tromperie,
Que nous sommes remplis de toutes sortes de malices et de ruses."
Hymne des Âges du Dharma 95. CWS.


Les affirmations de Shinran peuvent surprendre, et je vois déjà qu'on l'accuse d'être trop négatif ou de voir "tout en noir", de manquer d’optimisme ou d'être défaitiste.
C'est comme dire que "Toute vie est souffrance" ou autre traduction "Toute vie est insatisfaction" la première des 4 nobles vérités prêchée par le Buddha Shakyamuni, manque d'optimisme et que certaines personnes la rejette en disant que dans la vie nous avons de bons moments, de très bon même, la naissance d'un enfant, la vie en famille, une union de belles rencontres, etc. Il n'est pas question de nier les "bon moments" de la vie : ) mais le Buddha parle ici de la vie d'une manière globale. Et si il dit que la vie est souffrance, ce n'est que le constat, on pose toujours un constat avant de poser...la solution. 
Nous sommes donc loin, nous bouddhistes, à se dire "la vie est souffrance" de s'arrêter à ce stade et de tirer la tronche 365 jours par ans. (même si nous la tirons de temps en temps biens sur : )

Pareil pour ces mots de Shinran qui peuvent paraître négatifs. Nous parlons ici de l'être humain dans sa globalité et vous pouvez vous y opposez en disant par exemple que l'instinct maternelle, la chaleur humaine et  la solidarité et la charité existent en ce monde. N'attendez pas de moi que je dise le contraire : ) Cependant cet amour, ces actes bons (que maître Shinran ne nie pas) sont intrinsèquement liés à notre ego qui fait naître également nos actes mauvais. Et la solution pour les bouddhistes de la Jôdo Shinshû font est de s'en remettre au Bouddha-Sagesse infinie. Ce Buddha possédant la compassion et la bonté illimitées et qui en son champs fera de nous des Buddha. Pas évident à concevoir d'emblée ? C'est compréhensible.
   


Le nombre de nembutsu ne compte pas,
mais ils viennent à mes lèvres chaque fois que je pense à sa bienveillance.
   Le Nembutsu, plus précisément le Nembustsu jaculatoire, Namo Amida Butsu, Je prends refuge dans le Buddha Amida n'est pas une pratique au sens ou ou l'entend habituellement. 
Nous ne prononçons pas le nom du Buddha Amida afin d'obtenir un bienfait spirituel, matériel ou psychologique. Ni pour pour le supplier ni pour le prier d'aller naître en sa Terre Pure.

A vrai dire nous ne prononçons pas par nos propres calculs, nos propres desseins. C'est un remerciement spontané qui vient naturellement aux lèvres de celui dont le cœur de Foi à été éveillé par le cœur sincère du Pouvoir-Autre, Amida. Nous savons dès lors que nous iront naître en sa Terre Pure.


"Merci Amida pour ma naissance en ta Terre Pure!". Concernant le nombre de Nembutsu : Ou est l'intérêt de compter l'expression de sa gratitude ? Le nombre de Nembutsu ne peut donc compter.


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J'arrête ici pour aujourd’hui mais il n'est pas exclu que je fasse des ajouts un jour..
Bonnes vacances à ceux qui en ont pris !!




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* Notons que les préceptes bouddhiques peuvent être de cinq ou de plusieurs centaines, suivant la branche a laquelle on se réfère , que l'on soit laïc ou religieux. Mais nous pouvons noter que Saicho, le maitre Tendai qui introduisit l'ordination du Grand Véhicule au Japon comptais dix fautes graves et quarante-huit légères.
Ces dix fautes graves sont : Le meurtre, le vol, les actes sexuels illicites, le mensonge, la flatterie ou le bavardage, la calomnie, la dissension, l'avidité, la colère, l'ignorance ou les vues fausses.

 ** : voir le sutra du Nirvana